Et oui, malgrè les mauvais pensant, cela va faire un an et 3 mois que j'ai arreté de fumer!! Ouaihhh!! Applause!! Bref, pourquoi je decide de le feter maintenant? Parce que mon cosmo m'y fais penser!! Alors, pour le plaisir des yeux et des neurones, je vous mets l'article:"Evidemment que je tiens le coup. C'est pas un cylindre de huit centimètres ou un actionnaire bedonnant d'Atlanta qui va me dicter mon humeur du jour. Surtout que mon humeur du jour, faut pas trop la chercher, en ce moment. Dans l'ensemble, ca va, mais il m'arrive de distribuer des taloches lorsqu'une contrariété survient: plus d'encre dans mon Bic, les endives qui augmentent de trois centimes le kilo, quelqu'un qui passe à proximité ou - pire- qui m'adresse la parole. En réalité je suis furieuse. Tout le temps. Même pas besoin de raison. Mais je vous conseille de pas m'en donner une. A côté de moi, Mike Tyson, c'est un Bisounours."
Là, je suis obligé de faire une apparté... Petite pensée émue pour Julien, notre ex-interne qui est passé de BisounoursLand ( main devant soi et tête qui dodeline) à Gargamel qui fait pleurer les filles aux urgences à 2h du mat'... Kiki, tu me manque quand même un peu, cet article est un peu pour toi et la nicotinurie de Juju Junior!! Bref, reprenons...Hier, ma voiture a calé, j'ai failli descendre pour lui frapper les pneus. Les tabacologues appellent ça de " l'irritabilité". Si je rencontre le crétin qui a dégoté cet euphémisme à la noix, je lui fait avaler son dictionnaire feuille à feuille, couverture cartonnée et illustrations couleur comprises.Comme état, c'est relativement fatigant. Aussi, faute d'énergie, il m'arrive de me calmer. Et là, qu'est ce que je pleure! Stopper la cigarette et soigner sa santé, pour une vie qui vaut si peu la peine d'être vécu, à quoi bon?
Heuresement, il y a des compensations. D'abord, je retrouve l'odorat et constate avec stupeur que les jonquilles et le diesel ne sente pas pareil. Accessoirement, d'ailleurs, je note que les fumeurs puent, c'est une horreur, avantça ne me gênait pas du tout, c'est marrant ça. Quand je pense aux frotunes que j'ai vainement dépensées en parfums, crèmes, shampoings, j'envisage sérieusement de traîner Benson devant les tribunaux. Enfin, tout cela appartient au passé, aujourd'hui je sens bon, un bonheur, je pourrais passer ma vie à renifler mes pulls! Je retrouve également le sens du goût. A ce propos, pour les fumeuses qui doutaient: même en vrai, le chocolat, c'est bon. Donc, j'en profite, je mange. Environ toute la journée. Détails technique à l'usage des aventurières qui suivraient mes traces: les bonbons sans sucre ne sont pas mauvais du tout et en plus ils appaisent. Mais toute une boîte d'affilée, ça fait mal à l'estomac. Deux boîtes, ça fait très mal, et hônnetement, à trois, on est malade. Voyons le côté positif des choses: après je n'ai plus envie de rien. Comme je ne souhaite pas grossir outre mesure et que j'éprouve le besoin de me défouler un tantinet, je m'adonne au sport avec fébrilité. Au moins, pendant ce temps, je ne pense pas. En fait, il faudrait que j'arrete de travailler pour me consacrer exclusivement à la natation. J'inspire et j'expire profondement, concentrée, je nage après les bulles et , soudaine ivresse, je me découvre un nouveau souffle. joie immense, gachée par la colonie de mamies qui font des largeurs au milieu de mes longueurs. Je vais les noyer dans le pédiluve.
Non, arreter de fumer comporte essentiellement des avantages. Pour la santé évidemment; mes proches s'inquiètent moins ( même si, en ce moment, je ne les vois pas souvent, curieusement, ils ont des tas de trucs prévus).Bénéfices aussi pour le teint, l'haleine, l'effort, la volonté, l'appartement et les économies paraît- il. Je dis "paraît- il", car pour l'instant je paye mon Champix 120 euros par mois, les effets sont extraordinaires, mais je vise l'investissement à long terme.
Ainsi équipé d'une volonté de fer, je renonce enfin à parcourir 20 km le dimanche pour trouver un tabac ouvert, je peux prendre le train sans appréhension, aller au restaurant sans craindre la réaction de mes voisins. Au cinéma, je pas fume, au bureau je pas fume, aux Galeries , je pas fume, je pas fume partout, c'est jamais interdit! Quand on me parle, je ne guette plus l'instant qui me permettra de sortir m'en griller une. A force, cela crée une impression d'indépendance. le reste - colère, manque-, je m'y étais préparée. Mais cette sensation de liberté, honnêtement, je m'y attendais pas du tout. "
THE ENDEt rendons à César ce qui est à César: C'est écrit par: Sophie Hénaff dans le cosmo de ce moi ci, dans " Moi et..."